"L'objectivité des analyses est pour nous le meilleur moyen de sécuriser le projet."
Juin 2010
Dominique Boisseau, adjoint au maire de Troyes en charge du dossier de la reconversion de la Bourse du Travail, précise le contexte de la consultation d'opérateurs et les attentes de la Ville.
Avant de lancer cette consultation, vous avez mené plusieurs études. Qu'en avez-vous retiré ?
Nous sortions d'une déconvenue puisqu'une première consultation nous avait amenés à choisir un projet fort, lequel avait malheureusement fait l'objet d'un recours. La crise est arrivée là-dessus, et l'opérateur a préféré se replier sur d'autres opérations. A ce moment-là, nous avons jugé bon de remettre le projet à plat et de réinterroger notre stratégie. Les études ont bien confirmé la vocation commerciale du site et nous ont permis de vérifier, grâce à un sondage, que les habitants de l'agglomération troyenne restaient fidèles au centre-ville et étaient demandeurs de nouveauté.
Vous défendez ce projet depuis l'origine, pourquoi ?
Nous avons mis dix ans à requalifier la rue Emile Zola, et c'est une vraie réussite. Nous devons faire la même chose du côté de la Bourse du Travail. La requalification de la place Jean Jaurès et la création du parking Victor Hugo ont commencé à porter leurs fruits, à générer des flux. Le projet va démultiplier ce phénomène et susciter des vocations commerciales tout autour, notamment sur la place Jean Jaurès. C'est toute l'attractivité du centre-ville qui en dépend. Il faut y faire venir des locomotives mais les emplacements sont très rares à cause du parcellaire en lanières. C'est pour cela aussi que l'îlot de la Bourse du Travail est stratégique, car lui le permet. Le projet devra être capable d'offrir des surafces de plus de 300 m2.
Qu'attendez-vous des opérateurs ?
Qu'ils viennent avec un programme qui fonctionne et avec des enseignes qui s'engagent. Eux-mêmes aussi devront s'engager, c'est extrêmement important à nos yeux. Nous ne voulons pas d'un opérateur qui remplisse tant bien que mal et qui s'en aille une fois l'opération terminée. Il faut qu'il investisse et qu'il assure la gestion du centre pendant plusieurs années.
Pourquoi vous faire accompagner dans cette consultation ?
Pour la même raison que celle qui nous a conduits à relancer des études. L'objectivité des analyses est pour nous le meilleur moyen de sécuriser le projet. Pour cela nous avons besoin d'un spécialiste en urbanisme commercial. CVL a en outre un profil intéressant parce qu'il travaille avec les promoteurs, les investisseurs et les enseignes. Pour nous cette connaissance de terrain est également très rassurante. Nous ne voulons pas faire d'erreur d'interprétation.